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6 Clés pour éviter les problèmes de comportement avec les enfants


Marianne Petit-Clerc qui a écrit Je t’aime trop pour te laisser agir comme ça ! donne dans son livre des clés concrètes pour que le moment passé avec les enfants soit un succès. Elle met l’accent sur la nécessité d’un cadre sécurisant et on peut retenir 6 clés pour encadrer les enfants. 

1) Si vous arrivez sans être préparé, ils en profiteront !
Les enfants ne sont pas dupes, on ne peut pas les tromper ! La seule personne que l’on peut tromper, c’est nous-même ! Un moniteur bien préparé est un moniteur disponible et attentif aux enfants, qui peut gérer les problèmes de comportement sans être déstabilisé. Un moniteur est un modèle, un exemple pour l’enfant, il doit inspirer la confiance et ce n’est pas possible si on est sans cesse en train de «bidouiller». Dans le concret, arriver préparé ça veut aussi dire être à l’heure (donc être en avance).

 2) La désobéissance ne disparaît jamais en l’ignorant.
Un enfant turbulent teste si nous sommes capables de faire respecter des limites. Un enfant a besoin de limites pour être heureux et se sentir en sécurité. Si nous ne le faisons pas, il nous le demandera par son comportement ! Reprendre un enfant sur ce qu’il dit ou ce qu’il fait est assez déplaisant. Le moniteur peut penser «ce n’est pas mon rôle» ou «je verrai ça plus tard» mais la désobéissance ne disparaîtra jamais en l’ignorant. Parfois l’adulte peut aussi avoir peur de ne pas être aimé, de passer pour «le méchant» et de perdre l’estime des enfants mais c’est exactement le contraire qui se produit !

 3) Il faut absolument les respecter si nous voulons être respectés.
Le respect de l’enfant dans son intégrité est un principe immuable qui n’est pas du tout en contradiction avec l’application de consignes. Quand on reprend un enfant, le ridiculiser ou «lui mettre la honte» n’aura aucun effet sur le long terme et n’apportera aucun changement de comportement en profondeur. Nous ne devons jamais perdre de vue que le but n’est pas de perdre l’enfant, mais de le gagner.  Il est important de toujours viser le comportement et non l’individu. (Par exemple on peut dire à l’enfant : «ce gros mot ne te ressemble pas, je sais que tu es capable de parler mieux, ça ne doit plus arriver»).

4) Un enfant qui s’ennuie s’occupera à sa manière.
Voici une anecdote: Un fils de pasteur avait placé dans sa poche un lance pierre, non pour déranger pendant le culte mais pour aider son papa. Un dimanche matin, alors que son père prêche, le fils ne cesse de regarder à droite à gauche, quand soudain il actionne son lance pierre vers une personne un peu rêveuse, prise en flagrant délit… Le père qui voit la situation le reprend publiquement quand le fils lui répond: «Ne t’inquiètes pas, papa.
À mesure que tu les endors, je les réveille!»
Nous ne devons pas ignorer les besoins de l’enfant et son univers actuel ! Lorsqu’un moniteur prépare sa séance, il doit prendre en compte les émotions de l’enfant, sa maturité, sa concentration, ses goûts, ses conditions de vie. Parler avec les parents peut aider pour cela également.

5) Si enlever une récompense peut aider, en donner une peut tout autant être efficace.
Faire respecter des consignes ne se résume pas à appliquer des règles, être psycho-rigide, et avoir une grosse voix! On peut tout aussi bien offrir un cadre sécurisant pour les enfants en étant précis dans nos consignes mais par l’encouragement, et la motivation. On peut par exemple mettre un gros cadeau sur une chaise au fond de la salle et dire «qui l’aura à la fin de la séance ?»  Prévoir un ou plusieurs petits cadeaux surprises de bon comportement aident les plus dissipés à faire des efforts ! On peut aussi offrir régulièrement des bonbons (ceux qui n’en n’ont pas feront tout pour en avoir la prochaine fois !)
Pour d’autres enfants leur récompense sera d’être valorisé par un rôle d’assistant ou en lui donnant une mission qui lui montrera votre confiance.

 6) «Le message que nous devons faire passer par le respect des consignes est : Dieu t’aime, et moi aussi je t’aime. En fait, je t’aime trop pour te laisser agir comme ça».
Avant de chercher à reprendre un enfant, nous devons donc chercher à l’aimer, et il est plus difficile d’aimer un enfant qu’on ne connaît pas. Lorsque l’on connaît un enfant on est plus à même de discerner ses besoins, on peut être plus sensible, et savoir comment prier pour cet enfant spécifiquement. Et si l’on se sent faible ou dans une impasse avec un enfant on peut toujours se rappeler une promesse de la Bible dans Jérémie 33:3 qui dit «Invoque-moi et je te répondrai».

 

La question de l'équipe :

Et vous, quelles sont vos lectures sur le sujet ?

Cindy Ghys
Cindy est Life Coach et accompagne les femmes vers plus de lâcher prise, de paix intérieure et de confiance en soi. Animatrice durant 10 ans et mère de 2 enfants, elle donne des outils aux moniteurs des écoles du dimanche pour avoir une attitude professionnelle et agir avec les enfants intentionnellement. Passionnée par le développement personnel et les relations de coeur à coeur, vous pouvez la suivre ou la contacter sur son blog pro
http://jarretedetreparfaite.com