Leaders Chrétiens Des leaders chrétiens vous partagent leurs découvertes !

Leçons de la relation Abichaï-Joab (partie 1)


1. Humilité

« Si tu vois que les Syriens l’emportent sur moi, tu viendras à ma rescousse ». Joab était un guerrier puissant, mais pas assez fou pour tomber dans la suffisance. « Abichaï, mon frère, je pourrais aujourd’hui être inapte à la tâche qui m’est confiée ». Il n’a pas honte de demander de l’aide. Humilité, volonté de reconnaître ses limites et ses besoins. Il est prêt à être aidé, prêt à apprendre et ne refuse pas un bon conseil ou une suggestion.
Une des raisons pour laquelle l’humilité est une qualité absolument essentielle à un ministère, c’est qu’il n’y a pas de relation durable sans elle. C’est enseigné, par exemple dans Ephésiens 4 :1-3 : « Soyez toujours humbles, aimables et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour. Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres. »

L’énumération des vertus dans ce texte est significative. L’une à besoin de l’autre. Le but est l’unité dans le lien de la paix. Mais on ne peut avoir l’unité sans être patient envers l’autre. C’est-à-dire supporter les erreurs et manies de l’autre. Mais on ne peut supporter l’autre si on est impatient. On ne peut être patient si on part au quart de tour. Mais on ne peut éviter de partir au quart de tour si l’on n’est pas docile et modeste. La personne fière sera toujours aigrie. De ce fait, l’humilité est essentielle à la patience, la patience à supporter l’autre, supporter l’autre à l’unité. Si nous voulons être unis, nous devons, par la grâce de Dieu, être humbles.

2. Différence

La seconde caractéristique d’un travail d’équipe, illustré par Joab, c’est la différence. Abichaï a été envoyé contre les Ammonites, Joab contre les Syriens. C’était une sage stratégie. Quand l’ennemi est nombreux et diversifié, nous ne devrions pas concentrer toutes nos forces sur un seul endroit. Il est aussi sage d’attribuer à chacun le domaine où il est le meilleur.  Dieu nous a donné des dons très divers, et c’est un solide principe biblique. Paul déclare dans 1 Corinthiens 12 :4f : « Il y a toutes sortes de dons, mais c’est le même Esprit. Il y a toutes sortes de services, mais c’est le même Seigneur. Il y a toutes sortes d’activités, mais c’est le même Dieu ; et c’est lui qui met tout cela en action chez tous. »

Il est une tentation terrible chez l’humain généralement, et spécifiquement pour nous qui sommes dans le ministère, qui consiste à penser nos dons comme éléments qui nous rendent supérieurs ou inférieurs à l’autre dans l’église. C’est une erreur que Paul essaie de corriger lorsqu’il dit :
« Dieu a disposé chaque organe dans le corps, chacun avec sa particularité, comme il l’a trouvé bon. Car s’il n’y avait en tout et pour tout qu’un seul organe, serait-ce un corps ? En fait, les organes sont nombreux, mais ils forment ensemble un seul corps. C’est pourquoi l’œil ne saurait dire à la main : «Je n’ai pas besoin de toi», ni la tête aux pieds: «Je peux très bien me passer de vous.» » (1 Corinthiens 12 :18-21)

Joab ne peut pas dire à Abichaï « je n’ai pas besoin de toi ». Il y a une diversité de dons, et donc une diversité de ministères. Mais chacun est essentiel dans une équipe.

3. L’entraide

La troisième caractéristique d’un bon esprit d’équipe est l’entraide. « Si tu vois que les Syriens l’emportent sur moi, tu viendras à ma rescousse ; si les Ammonites sont plus forts que toi, c’est moi qui viendrai à ton secours ». Les différences dans l’église sont importantes au point que nous pouvons quitter notre champ d’action pour nous entraider s’il le faut. Fondamentalement, le succès du travail d’équipe, c’est quand chaque membre est pour l’autre, pas contre lui. La compétition dans un ministère c’est un anathème à l’Esprit de Christ. L’objectif de Piper doit être un sujet de reconnaissance et de succès pour Ogren et pour le ministère. Notre priorité devrait être d’avoir le zèle pour aider l’autre à aimer Dieu et à accomplir nos ministères.

Sur ce point, un danger. Il existera toujours des carnassiers, des agitateurs qui essayeront de créer des conflits entre pasteurs. Il y a une certaine sensation de puissance ou d’importance à être du coté d’un des leaders ou du pasteur lorsqu’il y a des conflits avec un leader ou un pasteur. Dieu voulant, ce ne sera pas le cas ici. Il n’y aura pas de clan Piper ou de clan Ogren car Piper et Ogren passeront plus de temps à prier devant leur Sauveur Jésus-Christ, ensemble, et auront l’objectif de nous aider, et pas d’être en compétition l’un contre l’autre.

4. Force

La quatrième caractéristique d’une équipe de ministère efficace est la « force » Bon courage, et luttons vaillamment ». Plus littéralement, Hébreux dit «  Sois fort, montrons nous courageux ! » Quand la bataille débute, ne fuyez pas la queue entre les jambes. ATTAQUEZ ! « Puisez votre force dans le Seigneur et dans sa grande puissance. Revêtez-vous de l’armure de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre toutes les ruses du diable. » (Epésiens 6 :10-11). Le pouvoir dont nous avons besoin ne vient pas de nous, mais de la puissance de Dieu dont nous devons être fortifiés. Lorsque nous endossons l’armure de Dieu, nous recevons la force de Dieu. Puisse Dieu nous permettre de voir avec les yeux de nos cœurs « quelle est l’extraordinaire grandeur de la puissance qu’il met en œuvre en notre faveur, à nous qui plaçons notre confiance en lui. Cette puissance, en effet, il l’a déployée dans toute sa force en la faisant agir dans le Christ lorsqu’il l’a ressuscité d’entre les morts et l’a fait siéger à sa droite, dans le monde céleste. » (Ephésiens 1 :19-20)

5. Être un gain pour les autres

La cinquième caractéristique d’une bonne équipe : « Le gain pour les hommes de Dieu». « Pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu » à dit Joab. Même si notre but est d’aider les autres, nous devons toujours nous demander « Aider l’autre à faire quoi ? » et la réponse est « Etre un gain pour les autres ». Aucune équipe chrétienne ne vit que pour elle-même. Nous nous attachons à l’humilité de l’évangile, nous utilisons nos différences, nous vivons l’entraide, nous donnons de nos forces, pas pour nous, mais pour être un gain pour les croyants.

Il est à noter que notre premier objectif n’est pas d’être populaire, mais d’être utile et d’être un bénéfice. Paul dit à l’église de Galatie « Est-ce la faveur des hommes que je recherche ou celle de Dieu ? Mon désir est-il de plaire aux hommes ? Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ». (Galates 1 :10). Notre premier objectif n’est pas de faire plaisir mais de bénir. Si c’est ce que nous faisons de tout notre coeur, alors nous aurons l’assentiment de ceux dont la décision est importante, ceux qui veulent faire ce que Dieu veut avant tout.

Maintenant, quel est le bénéfice que nous devrions chercher à atteindre par-dessus tout ? Pratiquement un an auparavant, je prêchais ici comme candidat pasteur et j’ai choisi un texte de Paul dans Philipiens 1 pour expliquer aussi clairement que possible, que mon objectif était d’être un bénéfice pour mon auditoire. Je n’ai pas changé. Paul déclare « car ce que j’attends et que j’espère de toutes mes forces, c’est de n’avoir à rougir de rien mais, au contraire, maintenant comme toujours, de manifester en ma personne, avec une pleine assurance, la grandeur du Christ, soit par ma vie, soit par ma mort.Cela, j’en suis convaincu. Je sais donc que je resterai et que je demeurerai parmi vous tous, pour contribuer à votre progrès et à votre joie dans la foi (Philippiens 1 :20,25) ».

C’est un objectif magnifique pour nos assemblées. Glenn : qu’ils vivent ou meurent, que Christ soit magnifié en eux. Qu’ils puissent vivre d’une façon telle, dans leurs maisons, au travail, dans leurs loisirs et leurs morts, que Jésus Christ soit visible à tous comme un Dieu magnifique. Et puisqu’ils magnifieront ce Christ, en faisant confiance à ce qu’il a fait et dit, le but pratique est  de « contribuer à votre progrès et à votre joie dans la foi ».

Donc, l’objectif ultime pour les personnes, c’est qu’elles témoignent de la gloire de Dieu dans la vie et la mort. Notre méthode pour atteindre cet objectif, c’est de progresser dans la joie de leur foi. « Pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu ». Que leur assurance et leur joie dans le Christ ressuscité atteignent des sommets  et que Dieu soit magnifié dans le monde entier.

Lire la suite de l’article

Traduit de ”For our people and for the cities of God”

By John Piper. ©2013 Desiring God Foundation. Website: desiringGod.org

John Piper
John Piper est le fondateur de desiringGod.org, et conseiller de l’église de Bethleem. Il fut le pasteur principal de l’église baptiste de Béthlehem (Minneapolis, Minnesota, USA) pendant 33 ans. Il est l'auteur de plus de 50 ouvrages.
http://www.desiringgod.org/